8 % des garçons et 34 % des filles présentent une symptomatologie dépressive. 7 % des garçons et 28 % des filles ont actuellement des idées suicidaires récurrentes,
12 % des garçons et 49 % des filles ont déjà fait une tentative durant leur vie. La moitié a été hospitalisée pour cette tentative. 42 % des garçons et 50 % des filles sont des récidivistes.
Mais les troubles du sommeil et les plaintes fonctionnelles sont aussi élevés dans cette population. Or, il s'agit de troubles plus difficilement identifiables et largement banalisés. Ainsi, 19 % des garçons et 46 % des filles se réveillent souvent la nuit, 7 % des garçons et 27 % des filles font souvent des cauchemars, 45 % des garçons et 73 % des filles ont des difficultés fréquentes d'endormissement, 14 % des garçons et 48 % des filles ont des céphalées récurrentes, 42 % des garçons et 67 % des filles sont souvent fatigués.
E.N. : Enquête nationale
P.J.J. : Enquête P.J.J.
Les relations sexuelles
Les jeunes de la P.J.J. sont sexuellement plus actifs que les scolaires. 80 % des garçons (contre 45 % en milieu scolaire) et 65 % des filles (contre 33 % en milieu scolaire) ont des relations hétérosexuelles et l'âge du premier rapport est avancé d'un an comparé aux jeunes scolaires. Par ailleurs, 5 % des garçons et 4 % des filles de la P.J.J. ont une expérience homosexuelle (contre 2 % des garçons et 1 % des filles en milieu scolaire). Si les jeunes de la P.J.J. ont une sexualité plus précoce, plus importante et plus diverse que les scolaires, à sexualité égale, ils sont aussi nombreux à utiliser régulièrement le préservatif. En effet, parmi ceux qui sont sexuellement actifs, 60 % des garçons et 32 % des filles de la P.J.J. l'utilisent régulièrement (contre 56 % des garçons et 36 % des filles en milieu scolaire).
A propos des conduites alimentaires, on note que 10 % des garçons et 45 % des filles sont souvent pré-occupés par leur poids, que 30 % des garçons et 53 % des filles sautent souvent des repas et que 2 % des garçons et 18 % des filles font souvent un régime.